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Mausolée Cheikh Moussa Kamara (monument historique classé)


 

 


Avant propos...

Que sait-on de la vie de ce Cheikh qui brilla à Ganguel comme un soleil de midi ?
Un acte de naissance trouvé à Matam daté du 7 février 1930 est ainsi libellé :
Le nommé Cheikh Moussa Kamara est bien le fils de feu Ahmed el-Habib et de feue Mariam DADE, né vers 1864 à Gouriké-Samba-Diom, canton de Damga, cercle de Matam (Sénégal).
Cet extrait de naissance est signé par l'administrateur Dupont.
De plus le Cheikh a écrit son autobiographie, intitulée Tabsir el-Hâ'if el-hairan wa tadkîruhu bi sa'a rahmat Allah al-Karîm-el- Mannân ou ''Biographie pour contenter l'effrayé, l'inquiet dans la grâce étendue de Dieu, le Généreux, le Bienfaiteur''.
On possède enfin la presque totalité de ses écrits à l'IFAN.

Amar SAMB


Sa formation

On s'inspirera bien sûr de son autobiographie, en tête de laquelle on trouve ce propos :
Il se trouve que chez les auteurs arabes, l'autobiographie est plus révélatrice de leur personnalité authentique. Il suffit, pour en avoir une idée nette, de lire ce qu'Ibn Khaldûn, el-GAZÄLI ont dit d'eux, malgré l'affirmation de RENAN à savoir que ''ce qu'on dit de soit est toujours poésie.''
Donc, Moussa fils de d'Ahmed et de Mariam a vu le jour à Gourîki-Samba-Diom vers 1863 (1863 ou 1864), petit village situé au sud-est de Matam. C'est avec une vive émotion et un grand amour filial qu'il parle de ses parents. Il exalte chez sa mère Mariam DADE la femme pieuse, patiente et charitable et chez son père Ahmed KAMARA, un homme d'une grande patience et d'une remarquable longanimité. Lire la suite...

Le culte de l'Amitié

Cheikh Moussa KAMARA s'est fait des amis dans tous les milieux, chez toutes les races dans son pays, en Mauritanie, au Fouta Djallon, et même en France. Il mettait l'amitié l'amitié au dessus de tout ; celle-ci est pour lui vertu cardinale. Et à l'entendre parler de ses amis, on a l'impression qu'il en avait une conception platonicienne. Son culte de l'amitié était tel qu'il serait aisé de constituer un gros volume avec l'abondance du courrier qu'il recevait.
En Guinée, les Almamy Alpha Ibrahima et Alpha Makki (1915),
petit fils d'El-Hadj Omar, ainsi que ses maîtres du Fouta Djallon faisaient partie de ses amis. En Mauritanie, à tout seigneur tout honneur venait en tête de ses intimes le Cheikh Saad Bouh, son initiateur à la voie qâdriyya, puis un certain Abderrahman el Hasan, puis le très savant Cheikh Muhammed Bâba. Parmi ses compatriotes, il semble qu'il ait plus d'affection pour Muhammed el-Maqâmî dont il campa avec émotion le portrait. Il a dressé aussi la liste de certains amis sénégalais, la plupart étaient ou des poètes ou des juristes : Thierno Yoro Bal de Guigilone, Thierno Mamadou Abbas Anne (juriste, philologue, grammairien, écrivain de talent) de Bakel, Cheikh Mamadou Kaw, El-Hadji Bou-el-Mogdad-fils, de Saint-Louis, Thierno Hadî Ibn Muhammed, Abdoul Kader de Dôlol Sîwré, Cheikh Omar el-Hazim de Matam, Ousmane Ali, Dû-n-Nûn de Thiès, Thierno Abdoulaye de Hounaré, El-Hadji Thierno Mokhtâr Sakho de Kaédi, Fodé Simballa de Kadiaga. Le maire de Saint-Louis Mamadou N'Diaye Clédor et son frère Moussa Baidi Gaye, les députés du Sénégal, Blaise Diagne et N'Galandou Diouf, ainsi que Zalzamân étaient ses amis. Parmi les Français, il y avait les gouverneurs de Mauritanie, de Saint-Louis et de Dakar, tels que Gaden, De Lamoth, Ballay, il y avait des commandants tels que Fanel, De LaCroix, Julliard. Il y avait des arabisants de grand renom tels que Paul Marty, Delafosse, Mariani, etc.
De tous ses amis, Cheikh Moussa KAMARA a reçu des lettres ou des poèmes qu'il a rapportés dans ses écrits. Voilà la raison qui nous a amené à dresser la précédente liste qui peut paraître fastidieuse mais qui a au contraire son importance.


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Heure à Ganguel :

A la Une de l'édition du JT de 20H de la RTS du 3 février 2013 (vidéos)

 

 

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